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  • La littérature artificielle

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    L'affaire Thélyson Orélien, avec son livre C'était ça ou mourir, publié aux Editions du Boréal, puis chez Grasset, défraie la chronique. Cet écrivain canado-haïtien avait tout pour plaire: une histoire originale, un style qui semblait totalement nouveau, une lecture aisée et bientôt un immense succès populaire. Un candidat parfait pour le prix Nobel...

    Hélas, il est aujourd'hui reconnu par son éditeur, tant Français que Canadien, que le livre a été écrit et imaginé par l'IA. Il ne s'agit pas de l'IA utilisée comme un outil, tel un porte-plume ou une machine à écrire. Ou encore un correcteur d'orthographe sur un traitement de texte. Non, l'IA a écrit le livre, pas l'homme.

    L'IA "littéraire" est en fait un immense plagiat, sans la moindre originalité, donc sans aucune créativité. C'est au bout du compte une prodigieuse répétition du pareil au même, avec comme seul critère le plaisir masturbatoire du lecteur et l'assassinat de l'auteur. Pourquoi pas une littérature sans écrivain, pour le plaisir du grand public? Mais dans ce cas, il faudrait que les vrais livres, écrits par de vrais écrivains, soient garantis, par exemple avec ce logo, qui commence déjà à apparaître sur certaines couvertures:

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